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 OFELIA •• Dirty Little Secret

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Ainsley C. Seabrook

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MessageSujet: OFELIA •• Dirty Little Secret   Dim 14 Juin - 13:19


(c) Blondeandpetite


Ainsley & Ofélia



    Il parait que les épreuves les plus dures sont celles qui rapprochent le plus les gens. Vous savez, des souvenirs en commun. Des liens resserrés a jamais. Le secret, une peur commune, un traumatisme. Quelque chose que l’on a partagé qu’avec cette personne. Quelque chose que l’on ne peut partager qu’avec cette personne.

    Ofélia est cette personne pour moi. Celle en qui j’ai le plus confiance car, je sais qu’il y a ce secret entre nous, ce souvenir qui hante nos nuits, ce souvenir qu’on craint de voir ressurgir a tous moments. Ce souvenir qui maltraite nos consciences. Cet accident dont on ne peut parler a personne. Et pourtant, il parait que parler, cela soulage. C’est peut être une autre raison du pourquoi nous sommes devenues si proches depuis le drame. Je n’ai qu’elle avec qui parler de cela. Et même lorsque l’on n’en parle pas, il suffit d’un regard pour que nous comprenions que jamais, ni l’une, ni l’autre ne pourra oublier. Ce souvenir semble encore si récent dans nos esprits. Personnellement, je fais mine d’avoir oublié, que cela ne m’atteint pas, je fais comme si cette tragique soirée n’avait été qu’un film que j’avais vu de loin. Après tout, le souvenir m’en est brouillé. Je le vois comme si je me remémorer un lointain rêve embrumé. Mais, toujours le regard d’Ofélia me rappelle à la réalité, me rappelle qu’il ne s’agissait ni d’un film, ni d’un cauchemar… Parfois, il lui arrive d’aborder le sujet, comme si cela la hantait plus que moi, ce qui ne me fait pas tellement de doute. Non pas que je ne suis pas sensible, c’est juste que j’ai appris à vivre avec. J’ai appris à comprendre que ce meurtre n’était qu’un dommage collatéral, que cela n’avait pas autant d’importance après tout. La seule chose qui comptait était que nous, nous soyons toujours la, en bonne santé et parées a avoir un brillant avenir. Lui, ce cadavre, il n’était qu’un squelette dans le placard. Mais, qui n’a rien a caché ? Doit-on vraiment vivre avec le passé ? Non, il faut aller de l’avant. De toute façon, rien ne ramènerait jamais ce pauvre homme à la vie. Ni nos remords, ni nos complaintes, ni une dénonciation. Alors a quoi bon en parler ?

    Contrairement à moi, Ofélia semblait vouloir imaginer les choses sous un autre angle, plusieurs fois, il nous est arrivé d’imaginer nos vies si nous nous étions dénoncées. Je ne suis pas stupide. J’étais émancipée, responsable de mes actes, je serais en prison au jour d’aujourd’hui, pas elle. J’avais tellement plus a perdre qu’Ofélia dans cette histoire…

    Peu importe après tout. En traversant la rue bondée en cette froide matinée, je tentais de chasser toutes ces idées noires de mon esprit. J’avais beau essayé de me convaincre que ce drame n’était qu’un dommage collatéral, je savais en mon âme et conscience que je m’en voudrais toute ma vie, que je devrais vivre avec le remord a jamais. Toujours est il que la seule chose dont j’étais sure était que je devais préserver ce secret si je voulais avoir une chance de réaliser mes rêves. Peu importe ce qu’il m’en couterait, peu importe la culpabilité. Après tout, ce drame avait peut être permis de m’endurcir. Je n’étais plus aussi fragile et sensible que je l’avais été depuis. Je n’étais plus cette petite fille pleurnicharde qui regrettait sa vie avec papa et maman, j’étais devenue quelqu’un d’autre, quelqu’un de plus fort, quelqu’un qui avait beaucoup plus à perdre et à protéger. J’avais appris la préciosité de la vie. Et, j’avais développé un lien fort avec une personne a qui je tenais énormément. Peut être ne devais je voir les choses que sous cet angle, en ne voyant que le coté positif des choses.

    La main sur la anse de mon sac à main, je poussais enfin la porte du Starbucks où j’avais rendez vous avec la fameuse Ofélia. Nous avions pris l’habitude de nous voir au moins une fois par semaine, le week-end. Nous sommes dans la même université mais, pas dans la même confrérie et, nous ne fréquentons pas vraiment les mêmes personnes. Cela ne nous permet pas de parler autant que nous le voulons, nous faisons que nous croiser, rien de plus. C’est pour quoi, hier en la croisant en sortant d’un cours, je lui avais proposé ce rendez vous matinal au célèbre café, l’un de nos lieux de rencontre favoris, avec le centre commercial bien sur.

    Parcourant la salle du regard, je ne l’aperçus pas, je décidais alors de me joindre à la queue déjà formée derrière le comptoir, elle n’aurait qu’à me rejoindre une fois qu’elle arriverait. Tant pis pour les autres…
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Ofelia Maé Woodsen
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MessageSujet: Re: OFELIA •• Dirty Little Secret   Lun 15 Juin - 15:50

  • Ofélia était encore aux urgences du General Hospital, il lui tardait vraiment de partir, de finir sa garde qui d'ailleurs était finit depuis une heure, mais comme il y avait un manque de personnel ce matin, on lui avait demandé de rester un peu plus longtemps. Cela ne l'a dérangeait pas du tout de travailler à l'hôpital, elle adorait ça mais parfois c'était assez long surtout les gardes aux urgences, et comme elle n'était pas encore diplômé et seulement en deuxième année, certains résidents ou même internes d'un ou deux ans de plus qu'elle, en profitait pour lui donner ce que personne ne voulait faire, ce qu'on appelle les tâches ingrates quoi. Elle était un peu fatiguée, mais avait avalé assez de café pour tenir toute sa garde. Et les trois heures de sommeil qu'elle avait pu avoir lui avait suffit pour se remettre d'aplomb.
    Elle regardait l'heure tout en écoutant une grand mère se plaindre que le repas du restaurant de la veille l'avait rendu malade. Puis la délivrance vint lorsque le résident qui s'occupait d'elle vint prendre la relève et lui dit qu'elle pouvait rentrer chez elle. Ofélia s'excusa auprès de la dame et s'éclipsa rapidement vers le vestiaire.
    Elle se dépêcha puisqu'elle avait rendez vous avec Ainsley au starbucks, comme tous les weekend. C'était leur truc à elle, au moins une fois par semaine et en principe le weekend, elles se retrouvaient pour boire un petit café ou pour un moment de shopping pour discuter de tout et de rien.

    Sur son chemin, Ofélia se mit à penser à certaines choses, dès qu'elle devait voir Ainsley elle repensait à ce qu'il s'était passé lors de la soirée de fin d'année du lycée, ça faisait déjà 2ans que c'était passé, et pourtant c'était comme si c'était hier pour la jeune Woodsen. Elle ne pouvait s'empêcher d'y repenser, parfois elle en faisait encore des cauchemars, même si elle essayait de se dire que de toute les façons elle ne pouvait pas retourner en arrière, c'était dur à accepter pour elle. Mais cet incident avait créer un lien unique entre Ainsley & elle, cela les avaient rapprochées d'une manière spéciale, elles savaient qu'elles ne pourraient jamais en parler à personne, parce que si cela venait à se savoir, ça serait la fin. Elles auraient des ennuies et leur avenir serait compromis.
    Ofélia savait que cela devait rester enterrer au fond de sa mémoire, dans un placard et ne jamais en ressortir. Mais parfois elle était mal et aimerait en parler à quelqu'un par exemple à Vanessa, mais elle ne pouvait pas et elle se sentait coupable de lui cacher quelque chose d'aussi important. Habituellement, elles se disaient tout mais là c'était impossible, elle avait une promesse à Ainsley, une sorte de pacte de silence avait été choisis par les deux étudiantes.
    Ofélia se demandait comment son amie, pouvait parfois être aussi désinvolte par rapport à cela, on a l'impression qu'elle a déjà oublier, au contraire d'Ofélia qui elle se pose souvent des questions, comme par exemple si elles s'étaient arrêtées est ce qu'elles auraient pu sauver cette personne? Si elles avaient été prises sur le faire est ce qu'elles seraient allées en prison?
    Et toutes ces questions restaient sans réponses. Elle secoua un peu la tête comme si ce geste allait faire partir de son esprits toutes ses idées, elle releva la tête et vit qu'elle arrivait déjà devant le starbucks, elle n'avait pas réalisé qu'elle était déjà arriver.

    Elle poussa la porte et aperçue son amie attendre son tour pour être servie, et au risque de se faire insulter et réprimander par les autres clients, la jeune brune rejoint son amie directement. Certains chuchotaient, d'autres on fait comprendre leur mécontentement un peu plus fort, mais peu importe, ce n'est pas comme si elle s'incruster comme ça, elle connaissait déjà la personne en train d'attendre.

    "Salut miss, ça va?"


    Ofélia lui fit la bise et tourna le dos aux autres personnes.

    "La rentrée n'a pas été trop dure?"

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MessageSujet: Re: OFELIA •• Dirty Little Secret   Lun 15 Juin - 16:29

    Souvent, j'en venais a me demander ce qui compter reellement dans la vie. Les amis, les amours, la famille, la vie professionnelle? Mais est ce que toutes ces choses avaient vraiment un but? Ou est ce que cela menait? Il me semble parfois que je vire philosophe de bas étage. Le genre a se poser mille et unes questions métaphysiques sur les choses et les gens, le genre de questions pour lesquelles aucun d'entre nous n'a vraiment de réponse.
    Et puis, la vérité me revient au visage, je n'ai pas de vraie famille, pas celle dont je révais en tout cas, cette famille je l'avais perdue depuis bien des années, depuis mes cinq ans, depuis cette triste après midi qui avait symbolisée la fin de bien des choses. Et aujourd'hui, le seul contact que j'avais avec ma mère était un coup de téléphone deux ou trois fois par an, pour les anniversaires et les fètes de fin d'année. Rien de bien glorieux en soi. Parfois, je regrette, je me dis que tout est de ma faute, qu'elle doit m'en vouloir... Et puis, je me souviens. C'est elle qui a voulu partir la bas, c'est elle qui a détruit notre famille. Alors en quoi est ce que la famille compte dans une vie?
    Cela n'a pas beaucoup plus d'impacts que l'amour. C'est un simple sentiment éphémère qui, au final ne vous laisse qu'un léger gout amer dans la bouche une fois qu'il a disparu.

    Quant à l'avenir, il faut travailler tellement dur pour s'en construire un qui en vaille la peine. Passer des nuits a bucher, a étudier des textes, à les disséquer pour en trouver le sens. Et tout ca pour quoi? Je ne suis mème plus sur de vouloir devenir professeur. Souvent, je rève de devenir journaliste et puis, je me dis que je ne suis peut ètre pas dans la bonne filière pour cela et soudain, mes rèves d'enfant reviennent, ces rèves dans lesquelles je devenais une grande écrivain, a la hauteur de Mary Higgings Clark et Patricia Cornwell. Et alors je reviens sur Terre, que pourrais je bien écrire? Faire comme mes idoles et compter des histoires de meurtre? Quelle ironie n'est il pas quand l'on sait qui je suis et ce que j'ai fais. Cette idée m'arracha un sourire alors que j'avancais parmis les jeunes gens faisant la queue.

    Soudain, la voix d'Ofélia me rappela à la réalité, m'arrachant à mes tristes songes, me tournant vers elle, je lui fis la bise tout en lui adressant un franc sourire. Peut ètre que le sens de la vie c'était cela après tout. Les petits moments que nous passions avec les gens que nous aimions. Peu importe qui ils étaient. Peu importe qu'ils ne fassent pas partie de notre famille de sang. Mis a part mon père que je ne voyais que très très rarement depuis mon émancipation, Ofélia et quelques autres personnes que l'on pouvait compter sur les doigts d'une main, était ce que j'avais qui se rapprochait le plus d'une famille. Et ces petits moments passés a parler avec elle me faisait beaucoup de bien. J'avoue parfois douter d'elle, de ses intentions, j'avoue parfois oublier que j'ai confiance en elle tant j'ai peur qu'elle ne révèle notre secret à son andouille de meilleure amie, je stresse bien souvent à cette seule pensée mais, durant ces instants que nous passions entre amies, je ne doutais plus d'elle, je n'avais plus peur et, j'avais l'impression qu'elle était la seule personne en qui je puisse avoir confiance. Pas assez pour qu'elle représente une meilleure amie à mes yeux, je ne suis pas le genre de fille a avoir une meilleure amie mais, assez pour que je la considère comme une soeur a qui je peux tout confier. Je finis par hausser les épaules à la question qu'elle venait de poser tout en soupirant fortement alors que des soupirs d'agacement nous parvenait des personnes devant qui elle venait de passer.

      _ Oh comme tous les ans, c'est difficile de se remettre dans le rythme, j'aurais bien continué sur le thème boite, fiesta, boulot, dodo mais bon. Et pour toi? Heureuse de reprendre le rythme de la fac de médecine?


    Je lui adressais un sourire amusé, je ne comprenais pas vraiment comment elle pouvait tenir avec les gardes qu'elle faisait à l'hopital, ni mème comment elle faisait pour supporter de travailler dans cet environnement que représente l'hopital en lui mème, le sang, les petits ou gros bobos en tout genre, les gens qui se plaignent de tout et de rien, la mort au quotidien... Et puis, tout ces trucs qu'elle devait savoir sur le corps humains, la biologie et tout le toutim. Je devais bien avouer que je l'admire pour cela.
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Ofelia Maé Woodsen
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MessageSujet: Re: OFELIA •• Dirty Little Secret   Mar 16 Juin - 21:15

  • Oui Ofélia était contente de reprendre les cours, de revenir à la fac, non elle n'était pas folle, juste passionnée par ce qu'elle faisait. Devenir médecin était le but qu'elle s'était fixer, elle devait y arriver, elle ne pourrait pas faire autre chose dans la vie, si jamais elle échouait, elle n'aurait pas la vie qu'elle voulait, elle ne serait pas heureuse. Enfin c'est ce qu'elle se répéter dans les moments où elle était prête à laisser tomber, parce que ce travail à l'hôpital est vraiment dur à supporter parfois.
    Parfois elle se demandait ce qui avait motivé sa décision pour suivre ces études qui étaient loin d’être simples, la première raison qu’elle pourrait donner, c’est le fait qu’elle a toujours été fan de la série Urgences, mais en réalité c’est un peu profond que ça, après la mort de sa mère, elle a voulu aider les autres, aider les familles qui peuvent retrouver l’être cher, et aussi peut être inconsciemment pour se racheter du « meurtre » qu’elle avait commis.
    Elle savait que pour devenir médecin, elle devait s'endurcir et ne plus être autant touché par les patients. Mais pourtant, elle avait entendu que le jour où l'on ne soucie plus de ses patients, lorsque nous sommes pas un peu triste lorsque nous perdons un patient, il valait mieux arrêter ce métier. Être proche des patients peut être une bonne chose, mais aussi cela peut s'avérer dangereux et elle le sait bien, mais pour elle ce n'est pas possible d'être insensible à cela. La vie n'est pas parfaite, mais après tout à quoi bon vivre dans une vie parfaite. Parce qu'on ne peut pas compter sur tout dans la vie. La vie est la plus fragile, instable, imprévisible des choses. En fait, il n'y a qu'une chose dans la vie dont on peut être sûr... c'est que ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini.

    "J'ai repris le rythme, j'ai commencé à l'hôpital il y a une semaine déjà. Bon maintenant va falloir y ajouter les cours mais ça devrait aller. Ah oui le rythme de l'été était cool, mais bon personne n'a dit que tu ne pouvais pas le garder encore un peu."


    Ofélia sourit, elle savait très bien que garder le rythme de l’été était très difficile lorsqu’on était étudiant à la Bristish Columbia, mais bon certains y arrivaient bien bon après niveau études ce n’était peut être pas le succès mais au moins ils profitaient de leur vie étudiante. Mais Ofélia se disait qu’elle pouvait profiter tout en s’investissant à fond dans ses études, son avenir. Après tout elle avait fait sa première année comme ça.
    La serveuse fit signe aux jeunes filles d’avancer et qu’elle allait prendre la commande, Ainsley passa sa commande en premier puis Ofélia se commanda un cappuccino avec un extra de crème et un muffin aux framboises. Elle avait besoin de réconfort après la nuit qu’elle avait passé. Une fois la commande prête, les deux amies se dirigèrent vers une table au fond du café, il y avait un petit coin où l’on pouvait s’assoir sur un divan, un peu comme dans la série friends, et les deux jeunes filles aimaient bien se placer ici tout d’abord parce que c’était confortable et puis elles avaient une vue imprenable sur la rue. Ofélia posa son sac et pris un bout de son gâteau.

    " Tu es parties pendant les vacances où tu es resté en ville?"

    Les deux jeunes filles ne s'étaient pas vraiment vu pendant les vacances, enfin le premier mois oui mais après c'était plus compliqué. Beaucoup d'étudiants se trouve des jobs d'été et d'autres rentrent chez leur famille pour les vacances, c'est ce qu'avez fait Ofélia pendant quelques semaines.

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MessageSujet: Re: OFELIA •• Dirty Little Secret   Jeu 18 Juin - 21:24

    Pour la plupart des étudiants, les vacances d'été représentaient cette trève que tous attendaient avec la plus grande impatience. Certains l'attendaient mème depuis le mois de septembre. Pour Ainsley, c'était une toute autre histoire. Elle n'aimait pas les vacances. Pour elle, celles ci ne symbolisaient rien d'autre que labeur et solitude. Au moins, à l'Université, elle avait la confrérie, les distractions, la compagnie de ses amis. Mais, pendant les vacances, ceux ci partaient, ils rejoignaient leur famille, leur vie et elle, elle restait.

    Patiemment, elle écouta Ofélia lui expliquer qu'elle avait reprit son stage à l'hopital depuis deja une semaine, ce qui la fit sourire d'avantage. Elle avait oublié qu'en fac de médecine, en plus de devoir travailler beaucoup plus que leur camarade des autres confréries, ils devaient reprendre le chemin des cours, bien plus tot que les autres. Mais, elle ne se faisait pas de bile pour ces pauvres petits étudiants, elle savait qu'ils ne feraient pas ces études la s'ils n'étaient pas passionnés par ce qu'ils faisaient. La pratique, il n'y avait rien de tel, cela représentait tellement plus aux yeux d'un étudiant que de simples cours théoriques. C'était la la plus grande des chances des étudiants en médecine, ils avaient deja un pied dans leur rève. Ils pouvaient d'ores et deja le pratiquer. Oh. Elle aussi elle pouvait pratiquer le sien. De temps a autre, elle se prenait pour une grande écrivaine britannique et écrivain des bribes de roman qu'elle finissait toujours par bruler, sachant pertinnement qu'elle n'aurait jamais le niveau de ses idoles en matière d'écriture. Quoi qu'il en soit, ce fait la, le fait qu'elle écrivait de temps a autre était un autre de ses petits secrets et, pour rien au monde elle n'en parlerait, elle refusait jusqu'à l'idée que quelqu'un lise l'une de ses 'oeuvres'... C'était surement là l'une des raisons qui l'avait poussée a cesser de réver d'une carrière d'écrivain.

    Quoi qu'il en soit, elle lacha un petit rire amusé lorsqu'Ofélia parla de garder le rythme des vacances. Il faut dire que le rythme des dernières vacances avait deja été soutenu niveau fatigue. Chaque week end, Blondie s'était arrangée pour sortir en boite, soit le vendredi soir, soit le samedi soir,soit les deux. Ce qui ne l'avait pas forcément aidée a tenir ses semaines de travail, quoi que cela l'avait aidée a se souvenir que, quelque part, elle était encore une adolescente qui avait le droit de sortir s'amuser... Ce que parfois, elle semblait oublier. D'une voix teintée d'humour, elle répondit à son amie.

      _ " Bien sur Ofé' de mon coeur, je suis sure qu'entre deux commentaires et trois livres a lire, je trouverais le temps de sortir en boite. Tu m'accompagneras d'ailleurs, non ? "


    Ainsley aimait pratiquer le cynisme et le sarcasme mais, jamais - ou très rarement - avec méchanceté. Elle n'en usait que pour montrer le ridicule d'une situation et, pour les gens qui la fréquentaient, cela devenait une habitude, la plupart ne relevaient mème plus. En outre, elle n'avait fait que souligner que, peu importe combien elles voudraient garder le rythme des vacances, jamais elles n'y parviendraient. Ni l'une, ni l'autre. Toutes deux tenaient trop à leur niveau scolaire, à leurs notes, à rendre leur devoir en temps et en heure, a leur compte d'heures de sommeil et a ètre présentable en cours.

    Sans qu'Ofélia n'eut le temps de réagir, c'était enfin à leur tour de donner leur commande. Une fois son frappuccino mocha aux fruits rouge en main, Ainsley suivit son amie jusqu'au petit divan qu'elles avaient pris l'habitude d'occuper au sein de l'établissement. La blondinette se laissa glisser sur ledit divan, tout en posant son regard azur sur les quelques passants qui se hataient devant la vitrine du Starbucks quand la voix de miss Woodsen l'arracha à ses réveries.

    Cette fois, ce fut une sorte de rire cinique qui s'échappa des lèvres entrouvertes de l'étudiante en littérature. Elle détourna le regard à l'autre bout de la salle tout en repensant à la question de la rouquine. Une question des plus banales a première vue mais, qui la rappela à ses mauvais souvenirs. La jeune Seabrook avait deja un emploi à mi temps à la bibliothèque de la ville, elle avait du s'en trouver un second dans un bar pour subvenir à ses besoins durant les vacances. Et oui, c'est le dur prix a payer quand l'on a décidé de couper les ponts avec sa famille, il faut trouver les moyens de se payer a manger durant les vacances, de se payer de l'essence, de payer les assurances, ses vétements, son maquillage et toutes ces choses que la jolie blondinette aimait tellement s'acheter, comme ces chères poupées de collection ou, ces magasines people, toutes ces choses qui ne lui servaient fondamentalement a rien mais qu'elle aimait tant avoir, comme si cela comblait enfin sa vie de ce vide représenté par le manque d'une famille.

    Ses parents lui payaient ses études, l'internat à la confrérie et tout ce qui en découlait, comme la nourriture, l'eau courrante, les factures d'éléctricité et, tout ce qui avait trait à la vie sur le campus. Toujours est il qu'elle avait du travailler tout l'été pour les frais hors université. Pas de vrai vacances pour elle, pas de voyages, ni mème de grasse matinée. Elle finit alors par hausser les épaules, se souvenant des paroles de sa mère, lui rappelant que, si elle changeait d'avis, elle pourrait toujours venir passer du temps avec elle en Angleterre pendant les vacances. Mais, pour Ainsley, l'Angleterre, c'était trop de mauvais souvenirs, trop d'une famille qui n'était pas la sienne. Qui n'avait jamais été la sienne. Et, par fierté, elle préférait se débrouiller seule, prouver que son émancipation avait une raison d'ètre, qu'elle n'avait plus besoin de ses parents. Qu'elle était devenue adulte. D'une voix détachée, au bout d'un léger silence, elle finit alors par répondre.

      _ " Et non, toujours pas de vacances, ni de grands voyages pour moi. J'ai passé le plus clair de mon temps a travailler. La routine quoi. Et toi alors, ca a été avec ta famille? "


    Elle conclua sa phrase par un large sourire tout en plongeant ses yeux dans ceux de son amie.
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Ofelia Maé Woodsen
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MessageSujet: Re: OFELIA •• Dirty Little Secret   Lun 29 Juin - 19:02

HS: alors j'ai honte d'avoir mis autant de temps et en plus pour pondre une réponse pareille.
En espérant que tu m'en veuilles pas trop




  • C’est vrai que continuer a avoir le rythme des vacances et pratiquement impossible lorsque les cours reprennent. Parfois, Ofélia se prenait à regretter le lycée, du moins le fait qu’on avait pas besoin de trop trop bosser et on arrivait quand même a avoir de bonnes notes. On pouvait pas mal sortir sans vraiment culpabiliser en se disant que l’on devrait travailler plutôt que de s’amuser. Finalement, le lycée n’était pas si terrible que ça, même si quand on était en plein dans la période on se plaignait. Mais c’est une fois qu’on ne peut plus avoir quelque chose qu’on réalise que finalement ce n’était pas si mal.
    Même si Ofélia aimait ses études de médecine, le petit côté tranquille du lycée lui manquait un peu. Mais vivre sur le campus et être indépendant était vraiment super, alors ça compenser un peu les points négatifs qu’on peut trouver lorsqu’on devient étudiant à l’université.

    « Mais oui je t’accompagnerait avec plaisir, entre deux gardes et deux cours… Non sérieusement, je pense qu’on pourra quand même trouver un peu de temps pour s’amuser. C’est sûr ça sera différent de l’été mais bon tu sais bien qu’on s’ennuie jamais avec moi »

    Ofélia lui fit un grand sourire, même fatiguée et avec pas beaucoup d’heure de sommeil, la jeune rousse était toujours de bonne humeur et partante pour tout et n’importe quoi. Enfin presque, ne lui proposait pas non plus d’aller faire un basket ou un foot, là ça serait un peu plus compliqué. D’une part parce qu’elle est très nulle à ce genre de sport et d’une autre part étant assez maladroite, elle serait capable de se casser quelque chose et de finir à l’hôpital mais pas pour le travail.
    C’est après avoir poser la question à Ainsley sur ses vacances qu’elle se souvint que son amie ne prenait pas de vacances puisqu’elle devait travailler pour payer le loyer et tout ce qui s’en suit. Elle se sentit un peu mal à l’aise après coup, elle ne voulait surtout pas mettre le cafard à Ainz » ou la mettre mal à l’aise, elle aussi. Mais après quelques minutes, l’embarras d’Ofélia disparut, après tout elle était avec son amie de lycée, pas de quoi se mettre dans des états pareils. Elle fit un petit sourire désolée à son amie, avant de répondre à la question qu’elle venait de lui poser.

    « J’ai passé un peu de temps avec mon père, ça fait du bien de le revoir, il va beaucoup mieux, je crois qu’il a rencontré quelqu’un d’autre mais il n’a pas voulu m’en parler. Mais je suis contente pour lui, il revit peu à peu. Et ça fait du bien de revenir un peu là où j’ai grandit. »

    Oui ce petit séjour lui avait fait du bien, bien qu’elle y soit allée seule et qu’elle aurait apprécié que sa sœur vienne avec elle, mais elle lui avait demandé et avait finit par se fâcher. Leur relation était un peu tendue, depuis quelques temps c’était comme ça d’ailleurs. Quelques choses avait cassé entres les deux sœurs Woodsen, elles s’entendaient bien, ce n’était pas ça le problème mais Sawyer devenait très distante et froide parfois que Ofélia ne savait pas comment réagir.
    Sawyer lui en voulait de les avoir presque abandonnées au moment où elles en avait le plus besoin, mais c’était la meilleure solution pour lui. Au moins, les deux sœurs ont eut une vie a peu près normale chez leur tante. Ofélia, elle avait tout le temps écrit des lettres à son père même si lui ne répondait jamais, il n’avait pas voulu voir ses filles pendant 3 ans au moins. C’était dur de ne pas avoir son père à côté, mais au final Ofélia était fière de ce qu’elle était devenue sans l’aide de personne, enfin presque puisque ses amis avaient toujours été là pour elle. C’était sa famille, d’ailleurs la jeune fille passait le plus clair de son temps chez Vanessa lorsqu’elle était au collège et lycée. Son autre chez elle en quelque sorte.

    « Et après je suis rentrée à Vancouver et boulot et fainéantise ont occupé mes vacances. »

    Lorsque vous êtes a l’université vous avez beaucoup moins de vacances que au lycée, alors c’est vrai qu’elles passaient assez vite quand même. Deux mois ça peut paraitre long mais lorsqu’on est occupé on ne voit pas le temps passé.

    « Oh la dernière fois, j’ai revu notre prof d’anglais du lycée, tu te souviens le vieux pervers monsieur Thomson. Enfin vu est un bien grand mot puisque j’ai fait tout mon possible pour l’éviter. »

    Ah le fameux monsieur Thomson, on aurait pu écrire un livre sur ce prof. Tout d’abord il était parfois un peu limite avec ses élèves d’où le surnom du pervers, si vous portiez un décolleté et une jupe assez courte vous pouviez être sûr d’avoir une bonne note, et ensuite il était tellement nul que ça en faisait peur. Heureusement pour les deux jeunes filles, elles n’avaient pas eu à le supporter bien longtemps.

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    Mauybe you're not even sure what its for any more than me
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OFELIA •• Dirty Little Secret
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