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 Chute assurée, à lhôpital tu vas devoir m'emmener. {PV}

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Dylan T. Brightside

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MessageSujet: Chute assurée, à lhôpital tu vas devoir m'emmener. {PV}   Mar 6 Oct - 10:56

AINSLEY && DYLAN





    « Je vous retrouve au starbuck dès que je peux Vanessa, promis. »


    Je raccroche et repose mon téléphone portable. Je viens de promettre à ma meilleure amie de la rejoindre en ville le plus vite possible alors que je suis coincé à la bibliothèque avec un fichu commentaire à faire pour le lendemain. Pas très malin, je vous l'accorde mais je n'ai pas eu le coeur de lui avouer que je ne pourrais certainement pas me libérer avant plusieurs heures. Tout un tas de livres s'étalent sur la table où je me suis installé mais ma feuille devant moi reste désespérément blanche. Aucune inspiration et surtout aucune motivation pour travailler. Pourtant toutes les conditions sont réunies pour que je puisse travailler correctement : Le sujet est sur l'une des pièces de Molière, grand auteur français que j'aime beaucoup et la bibliothèque est pratiquement vide. Par conséquent, je n'ai pas à supporter des chuchotements intempestifs qui pourraient me gêner. Et troisièmement je suis assis sur l'une des tables les plus reculées et tranquilles de la bibliothèque universitaire. Quelques étudiants sont passés dans mon coin mais très peu. De toute façon je ne suis pas assez populaire et riche pour les intéresser. Sauf peut-être depuis que je suis l'un des écrivains du journal de UCB. C'est fou mais être le garçon qui crée des scandales à tout va vous fait passer du statut de mec quelconque à mec pratiquement cool. A présent je reçois des sourires et des bonjours de gens que je ne connais que de vue voire pas du tout. Étrange ... Mais bon je n'y fais pas attention car je ne suis venu à l'université dans le but de me faire tout un tas d'amis plus hypocrites les uns que les autres et avec qui je ne garderais certainement pas contact après mes quatre ans d'université.

    Bon finalement, ma feignantise l'emporte sur le reste et après avoir remis tous les bouquins à leur place, je me dirige vers la sortie. Je pense qu'en me dépêchant de rentrer dans ma chambre, je pourrais prendre une douche, m'habiller correctement et rejoindre par la suite ma Vanessa adorée et nos amis dans le centre ville de Vancouver. Concernant mon devoir ... Je bosserais plus tard. Toute la nuit même si il le fallait. Mais pour le moment j'ai besoin d'un gros break. En cette fin d'après-midi, le soleil brille encore mais beaucoup moins abondamment que quelques heures plus tôt. Pour gagner du temps, je décide de passer par le chemin le plus court pour aller jusqu'à ma confrérie c'est à dire de traverser l'un des parcs de l'université. Il est pratiquement désert, je ne vois à l'horizon qu'une seule personne qui avance lentement ... Distraitement je lui jette un coup d'oeil et je me stoppe. Ainsley ! Tiens, il ne manquait plus que la blondinette pour finir ma journée. Durant une fraction de seconde, je me suis demandé si elle me cherchait pour une raison particulière avant de me reprendre avec fermeté ... Arrête d'être parano Dylan bon sang ! Cela en devient ridicule. D'accord elle me déteste et me le fait parfaitement bien comprendre à chacune de nos rencontres mais de là à me persécuter... Non ce n'est pas du tout le genre de mon ancienne petite amie. Néanmoins, je ne préfère pas aller jusqu'à la confrontation car je sais sinon que nous nous ferons mutuellement du mal à cause de paroles sadiques lancées ... Et je ne souhaite en aucun cas faire de mal à Ainz'. Même si apparemment, elle est convaincue du contraire.

    Avant qu'elle ne me remarque - enfin je l'espère et comme tout le monde le sait, l'espoir fait vivre -, je tourne les talons et repars en direction de la bibliothèque. Juste le temps qu'elle disparaisse de façon à ce que je puisse reprendre mon chemin. Moi une vraie peureux ? Non pas du tout ! Oui ... Bon peut-être un tout petit alors. Mais qu'est ce que vous voulez ? Cette fille peut se révéler être un véritable tyran quen elle s'y met ! Et moi ... Merci mais question relation avec la gente féminine j'ai donné. Ma résolution pour cette année scolaire est de rester aussi loin que possible d'elle afin de préserver le semblant de relation que nous avons encore, elle et moi. Et pour l'instant j'y arrive assez bien donc autant ne pas foutre en l'air tous mes efforts. Perdu dans mes réflexions, je n'ai pas vu que j'arrivais à la bibliothèque ni au fait qu'il fallait monter une minuscule marche pour pouvoir l'atteindre. Évidemment avec ma maladresse légendaire je me prends les pieds dans cette maudite marche et je perds l'équilibre. Une fois de plus. Mon sac glisse de mon épaule et tombe dans un grand bruit par terre et je me sens harpé à mon tour par le vide. Décidément je n'arriverais pas à rester une seule journée debout et sans égratignures. Pour protéger mon visage je mets mes mains devant pour qu'elles amortissent ma future et très probable chute. ll ne me reste plus qu'à prier que je ne me casse pas quoi que ce soit. Ou alors qu'un miracle intervienne pour me sauver d'une chute assurée ...
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Ainsley C. Seabrook

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MessageSujet: Re: Chute assurée, à lhôpital tu vas devoir m'emmener. {PV}   Mar 6 Oct - 18:58

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Ainsley && Dylan

« Il est dans la nature des femmes de dédaigner qui les aime
Et d'aimer qui les dédaigne. »





    Farfouillant dans mon sac, j'en oubliais la réalité, j’oubliais où j’étais et surtout, que je n’étais pas seule, au risque de passer, une fois encore, pour une hystérique. Mais bon sang, satané sac, pourquoi les faisaient ils toujours de plus en plus grand? A croire que le plaisir des fabricants de sacs était de nous voir galérer des heures entières afin de trouver quelque chose dans le fond de celui-ci. Mais après tout, si je devais voir le bon coté des choses, je dirais qu'au moins, pour une fois, j'avais de la place pour y tenir tout mon petit bordel. Que ce soit, mon trieur, mon bloc de feuilles, quelques fiches de TD, une trousses - ainsi que des stylos en vrac dans le fond -, mes magasines people, une bouteille d'eau, du maquillage en tout genre, mon portefeuille, deux ou trois paquets de mouchoirs, mon paquet de clopes, quelques briquets, des post-it... Et Dieu seul sait ce qu'il y avait encore la dedans. Le hic était que justement, je ne trouvais pas le fameux paquet de clopes, celui là même qui était l'objet de mes désirs. Je me trouvais donc là, devant ma salle de cours, a râler toute seule en labourant le fond de mon sac comme une folle furieuse, en déchirant a moitié mes magasines, retrouvant par hasard une sucette qui devait se trouvait là depuis un petit moment déjà mais, aucun paquet de clopes en vue. Je lâchais une injure au beau milieu du couloir, coupant mes camarades au beau milieu de leur conversation des plus passionnantes sur Baudelaire. En même temps, s’il y avait bien quelque chose qu’ils avaient fini par comprendre, c’est que si je n'ai pas fumé mon quota de cigarettes, je ne suis pas des plus aimables. Réflexion faite, je suis rarement très aimable. Raphael et Taylor me lancèrent des regards mi-suspicieux, mi-blasé puis, haussèrent les épaules et repartirent de plus belle dans leur conversation, comme si de rien n’était, comme si je n’avais fait que les gêner mais, qu’ils avaient l’habitude à force. Ce qui était vrai quelque part. Mais de toute façon, qu'est ce qu'on en avait à faire de Baudelaire hein? Non mais franchement, pourquoi nous donner une étude à faire sur cet écrivain alors qu'il y a tant de choses à dire sur d'autres? Je poussais alors un profond soupir, juste histoire d'être sure de bien les énerver puis, je tournais les talons. Link chercha à me rattraper mais, je l'envoyais bouler d’un signe de la main. Ce n’était pas le moment, il risquait surtout de s’en prendre une s’il venait à ma suite.

    En réalité, je n'avais rien contre Baudelaire, bien au contraire, je me reconnaissais parmi nombre de ses écrits, notamment parmi certains poèmes des "fleurs du mal" mais, là ce n'était pas le moment de me prendre la tète avec des considérations littéraires. Nous venions déjà de passer deux heures en cours de littérature française, nous pouvions au moins nous relaxer quelques instants une fois sortit de cours non? Ou alors n'y avait-il que moi pour avoir besoin de tirer quelques lattes de fumée bien toxique afin de me relaxer entre deux lavages de cerveau à la sauce scolaire? Toujours est-il que je franchissais enfin les portes du bâtiment principal de l'UBC, me retrouvant dehors. Un léger vent frais vint me caresser le visage, jouant avec mes cheveux, les faisant danser autour de mon visage, ce qui m'apaisa, je fermais alors les yeux, profitant de cette douce caresse sur ma peau. Pourquoi tout ne pouvait pas être aussi simple qu'une douce brise une après midi d'octobre? Je poussais bientôt un léger soupir, ma mauvaise humeur s'étant soudain légèrement volatilisée ou, tout du moins apaisée pour un temps. Cette même mauvaise humeur qui m'habitait bien trop souvent depuis que j'étais à la fac. Cette mauvaise humeur qui ne semblait jamais vouloir disparaitre totalement. J'aurais pu l'apaiser, il n'aurait pas suffit de grand chose, une bonne cuite et la joie aurait été de retour, j'aurais tant aimé pouvoir sentir à nouveau cette sensation. L'alcool glissant le long de ma gorge, mes sens se désinhibant les uns après les autres... Le stress, la peur, la solitude et la culpabilité disparaissant les uns après les autres, ne laissant plus place qu'a un sentiment de bien être. Il me sembla que ledit sentiment de bien être n'était qu'une utopie, une légende urbaine, je ne me souvenais plus de l'avoir ressenti un jour puis, je me ressaisis. Bien sur que oui, j'avais eu des moments heureux. Comme tout le monde. Enfin, je n’avais pas vraiment à me plaindre, j’avais provoqué mon propre malheur après tout. J'inspirais une bouffée d'air frais puis, attachais la fermeture de ma veste en cuir avant de m'élancer sur les chemins parcourant la fac. Que je le veuille ou non, il fallait bien que je le prépare ce devoir sur Baudelaire.

    Replongeant la main dans mon sac, je saisissais mon I - Pod que j'allumais sur une piste au hasard, Secondhand Serenade. Je dénouais les nœuds des écouteurs puis, les plaçais sur mes oreilles. La musique adoucissait les mœurs parait il alors, autant en écouter que d'aller acheter des clopes et me tuer encore un peu plus la santé.

    Le parc traversant la fac était bien vide en cette fin d'après midi, à croire que tous les étudiants de la fac avaient décidés de la déserter aujourd'hui. Mais bien sur, pour ma part, je jouais les sados masochistes pour aller passer ma soirée à la bibliothèque. Mais, qu'aurais je bien pu faire d'autre hein? Passer une énième soirée en compagnie de Link ou de Peyton et, au final ne pas faire mon devoir? Non, je préférais le commencer des maintenant, comme ca je clouerais le bec a ceux qui préfèrent papoter au lieu de taffer.

    La chanson que j'écoutais touchait à sa fin tandis que j'approchais de la bibliothèque, je levais alors lentement la tète... juste le temps d'apercevoir Dylan faisant volte face pour revenir sur ses pas. J'aurais été parano que j'aurais pensé qu'il m'avait vue et me fuyait. Mais, a dire vrai, je préférais qu'il en soit ainsi. Sa compagnie avait le don de me mettre mal à l'aise. Tout autant que son sourire Colgate des plus hypocrites avait le don m’agacer. J’esquissais un sourire malgré moi, sans vraiment savoir pourquoi. Quoi que, si. Quelque part, je savais pourquoi j’esquissais ce sourire mais, je le fis disparaitre aussitôt que je m’en fus rendue compte, chassant par la même toute idée de mon esprit, me concentrant sur les paroles de la chanson que j’écoutais. Je pressais alors le pas mais, surprise. Dylan semblait si pressé d’entrer dans la bibliothèque qu’il loupa la seule et unique marche qui le séparait de l’entrée de celle-ci. Ouvrant de grands yeux ronds, je le regardais s’étaler de tout son long, tentant maladroitement de se rattraper afin de limiter les dégâts de sa chute, tentative lamentablement échouée soit dit en passant. J’arrachais les écouteurs de mes oreilles tout en affichant un léger sourire moqueur, quoi que je fusse quelque peu inquiète à l’idée qu’il se soit fait mal puis, j’éteignis mon lecteur, arrivant bientôt au niveau de mon ancien petit ami. Me tenant droit et fière, debout juste à coté de lui, lui cachant les quelques rayons du soleil, je le regardais de haut, aimant bizarrement la situation puis, d’un ton moqueur, je lâchais à son intention.

      « Tu sais que tu mériterais une place dans le top cinquante des mecs les plus ridicules de l’année, rien que pour cette chute ? »


    Je secouais lentement la tète de gauche a droite puis, d'un ton blasé, je repris.

      « D'un autre coté, si je n'étais pas persuadée que tu viens de tomber en essayant de m'éviter, je m'inquiéterais presque pour toi »
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Dylan T. Brightside

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MessageSujet: Re: Chute assurée, à lhôpital tu vas devoir m'emmener. {PV}   Jeu 8 Oct - 21:35



    Comme je m'en doutais, un miracle n'était pas intervenu en ma faveur et je venais de m'échouer lamentalement sur la seule et unique marche qui se trouvait devant la bibliothèque. Dans mon malheur, j'eus un minimum de chance car mon visage était intacte. Heureusement car Elena, ma colocataire se serait fait une joie de me rire au nez avant d'aller en parler aux autres ALPHAS. Le sol n'étant pas mouillé, mes vêtements n'auraient pas de tâches ... Rien n'était susceptible de trahir ma maldresse en somme. Néanmoins j'avais oublié un détail. Ou plutôt une personne. Quand j'ai dit que rien ne pourrait me trahir ... Excepté Ainsley bien sûr. Comme par enchantement - enfin dans mon cas, je devrais dire comme dans un cauchemar - elle vint se matérialiser à mes côtés, les lèvres retroussées en sourire sadique. Elle devait se réjouir de mon malheur ... Pas très châritable tout ceci jeune blondinette ! Toutefois, je ne pouvais pas réellement lui en vouloir car je me serais moi-même esclaffé si jamais quelqu'un s'étalait de tout le long de son corps sur une ridicule marche qui devait faire à peine cinq centimètres de hauteur. Le problème ? C'est moi qui était le dindon de la farce cette fois-ci et je détestait me sentir en infériorité. Bien entendu, Ainz' devait se retenir de danser comme une folle. Elle tenait une vengeance pour son plus grand bonheur. Et moi dans tout ça ? A mon avis, faire profil bas était probablement la meilleure chose à faire dans ce genre de situation. Et dire que c'était pour ne pas la voir que je me retrouvais dans cette position fort peu confortable. Lorsqu'elle prit la parole, je fus obligé de lever les yeux pour la regarder. Encore une fois je dus reconnaître mon infériorité et cela eut le don de m'agacer prodigieusement. Ainsley Streabook mesurait à peine 1m60 et jamais je n'avais dû lever le regard pour la voir. C'était plutôt elle qui le faisait ... Mais là les rôles étaient inversés. Ce qui me déplaisait fortement. Je l'écouta déblatérer sur mon compte et mes yeux ses plissèrent et virèrent au gris. Ah, elle se faisait une joie et pensait peut-être que je n'allais pas oser répliquer ? Eh bien si tel était le cas, elle se mettait le doigt dans l'oeil et ce jusqu'au coude !


      _ « Mais comme tu n'es pas assez rapide, ni assez futée tu n'as pas pris la peine et le temps de prendre une photo ou de faire une vidéo de moi. Donc si tu parles de cette chute à quiconque, c'est toi qui sera des plus ridicules Ainz'. Tout simplement parce que tu n'auras rien pour prouver tes dires. »


    Euh ... C'est moi ou je viens de lui donner une superbe idée pour me ridiculiser aux yeux de l'université toute entière ? Et ce de manière tout à fait intentionnelle en plus ! Décidément, cette chute m'aura fait perdre des neurones en plus de ma dignité. Avant qu'elle ne songe à prendre son téléphone pour immortaliser ce moment qui signerait très certainement mon arrêt de mort, je me suis relevé pensant que tout irait bien ... Je n'avais pas prévu la douleur sourde qui me transperça littéralement la cheville droite. A vrai dire, lorsque j'étais par terre à demi allongé, je m'avais pas pris conscience que l'une de mes chevilles en avait pris un coup. Seulement maintenant ... Je ressentais un gonflement dans ma chaussure. Chouette, j'étais bon pour aller faire un tour chez le médecin ou bien aux urgences. Et cela, le plus vite possible si je ne voulais pas que mon état empire. La difficulté ? Encore une fois, il s'agissait de Ainsley. Je ne souhaitait pas qu'elle s'aperçoive de quoi que ce soit. Pourtant je ne savais pas si j'étais capable ou pas de marcher convenablement et de prendre la voiture ensuite. Quelle poisse ! Sa deuxième réplique, une vanne de plus me remit immédiatement dans notre conversation. Mon regard s'ancra tout de suite dans le sien et j'ai tenté de lui faire un semblant de sourire ironique. Seulement mes lèvres s'étirèrent plutôt en une grimace. Je mis mon poids sur ma jambe gauche de manière à soulager un tant soit peu ma cheville droite. Ce n'était pas grand chose mais au moins je me sentais un peu mieux et la douleur ne parvenait pas à altérer mon jugement et mes facultés mentales. J'espérais juste que cette adorable blonde ne parviendrait pas à déchiffrer mon manège. Sinon j'étais bon pour une nouvelle fournée de répliques plus cinglantes les unes que les autres. Allez, j'étais assez bon acteur, je n'avais plus qu'à croiser les doigts pour que Ainz' croit que tout allait bien pour ma petite personne. La connaissant, elle me traiterait de chochotte ... Et je voulais éviter cela à tout prix. C'est donc d'une voix parfaitement came et posé que je lui ai répondu.


      _ « T'inquiéter toi ? Ne prends pas cette peine, je sais bien que ta bonté à des limites. Surtout lorsque je suis dans les parages. Et évite de croire que tu es le centre de l'univers. Je ne t'évite aucunement mais si il te plait de le penser ... Alors soit. »


    Punaise mais cette fille avait un sixième plus développé que la moyenne ou quoi ? Comment avait-elle compris que je ne souhaitais pas entrer dans une énième joute verbale avec elle ? C'était perspicace et intérieurement je l'admirais. Je savais bien que mon ancienne petite amie était une personne inteligente mais de là à décrypter tous mes gestes avec une telle précision ... Si nous n'étions pas chien et chat, je pense que je lui dirais à quel point, elle est géniale. Mais avec la chance que j'ai, elle le prendrait mal alors je préfère encore garder mes pensées pour moi-même. Je me suis doucement penché en avant en faisant attention à ma cheville et j'ai attrapé mon sac qui ne s'était pas ouvert dans ma chute. Un petit coup de bol parmi tous mes malheurs. Bon ... Maintenant je n'avais plus qu'à partir. Serrant les dents, je fis un pas, puis deux ... J'avançais avec la lenteur d'un escargot. Une tortue m'aurait sans aucun doute dépassait sans le moindre problème. J'imaginais déjà le regard triomphant de Ainsley dans mon dos. Bah oui, je ne m'attendais à aucun signe de compassion venant de sa part. La douleur lancinante et tenace me lançait à chaque battement de coeur. J'inspirais et expirais en douceur en priant pour ne pas avoir la cheville cassée. Finalement je devais être à trois mètres de la jolie blondinette quand je rendis les armes. Si elle n'avait pas de compassion, peut-être aurais-je le droit à un brin de pitié ?


      _ « Ainsley ... ça me tue de dire ça mais ... Peux-tu m'aider à aller jusqu'à ma voiture s'il te plaît ?»


    Je ne m'étais pas retourné ... Sûrement par peur de la voir ricaner et s'en aller dans la direction opposée. Pourvu, qu'elle ait en elle une onde d'humanité sinon j'étais bon pour ramper ...
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Ainsley C. Seabrook

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MessageSujet: Re: Chute assurée, à lhôpital tu vas devoir m'emmener. {PV}   Jeu 8 Oct - 23:33

    Il est intéressant de voir comme le karma peut brusquement s’inverser, comme certaines mauvaises journées peuvent rapidement devenir des moments de délectation. Non, n’allez pas croire que j’étais une jeune femme sadique. Quoi que, j’avoue que par moment, je me complaisais à voir souffrir les autres mais, cela dépendait des gens. Selon moi, certaines personnes méritaient de souffrir pour une raison ou, pour une autre. Je faisais partie de ces gens qui pensaient que chacun récoltait ce qu’il avait semé. Je croyais en cette idée selon laquelle aucune faute ne reste impunie éternellement. On se retrouve toujours face aux conséquences de nos actes, d’une façon ou d’une autre. Cette théorie pourrait être contestable en l'éspèce, on pourrait penser que je ne pense cela que parce que j’en veux à Dylan de m’avoir brisé le cœur, de m’avoir jeté comme une moins que rien sans même me donner une explication qui tienne la route pour notre rupture alors que, je tenais à lui bien plus que je ne voulais bien me l’avouer et qu’aujourd’hui, c’était enfin moi qui me retrouvais en situation de force par rapport à lui. Ce serait se tromper. Je ne voulais pas que Dylan se fasse du mal tout seul, je voulais lui faire du mal moi mème.

    Bien sur, j’aimais me retrouver dans cette situation, je me sentais enfin supérieure à lui et, pour une fois je ne me sentais pas mal à l'aise en sa présence parce que je savais que lui devais se sentir bien plus mal encore que je ne l’étais. Et, bien sur qu’intérieurement, je jubilais, j’avais l’impression d’enfin obtenir, ne serait ce qu’une petite compensation à la peine qu'il m'avait faite ressentir. Il m’avait brisé le cœur, m’avait humiliée par ce biais, il méritait bien une petite humiliation publique et quelques bosses, non ? Mais, je ne pensais pas à cela en invoquant la théorie pré-citée. Car, malgré tout ce que je voulais bien dire, malgré ce que je laissais paraitre, je tenais encore à lui. Ma fierté en avait pris un sacré coup par sa faute, ainsi que mon amour propre et, l'envie d’aimer à nouveau quelqu’un avait totalement disparue de mon esprit depuis ladite rupture. Mais, je ne pouvais nier ce que je ressentais aujourd'hui encore. Je ne pouvais nier que si je lui en voulais autant, c’était parce que je tenais, encore et toujours, à lui. Et que sa présence me faisait toujours aussi mal. Il était bien plus facile de me montrer agressive envers lui que de jouer les groupies mielleuses comme si de rien n’était. J’avais bien trop de fierté pour cela. Bien trop de rancœur à son égard. Et, jamais je n’avouerais ce que je pouvais bien ressentir, jamais je n’en dirais rien. A personne, tout comme je refusais de me l'avouer à moi mème. Je préférais continuer à lui en faire voir de toutes les couleurs de part mes répliques cinglantes que de lui laisser le plaisir de savoir qu’au fond, je l’appréciais toujours, que quelque part, nos rires et notre complicité d'antan me manquaient. Je ne voulais plus me sentir inférieure à lui, je ne voulais plus me sentir vulnérable en sa présence. Je voulais juste qu’il ressente ma colère, le blesser en retour, peu important le temps que cela prendrait, et surtout qu’il ne sache rien de ce que je pouvais ressentir...

    Toujours est il que je me trouvais là, face à lui, son sac àmes pieds, monsieur ayant la tète au niveau de mes chevilles et, je l’agressais déjà verbalement sans même chercher à savoir comment il allait, s’il ne s’était pas fait mal ou n’importe quelle niaiserie du genre, comme l'aurait fait n'importe quelle personne civilisée. Non, il était mal tombé avec moi, je n’étais pas du genre a tendre la main à ceux qui se trouvaient au sol – littéralement ou métaphoriquement parlant d’ailleurs -, jamais. Je préférais profiter de ma position de supériorité tant que cela durait. Mais, Dylan n’était pas du genre a se laisser faire. Le voila qui renchérissait de plus belle. Comme s’il n’était pas assez ridicule comme ca, voila que monsieur me donnait LA bonne idée. Idée que j’aurais pu avoir moi même si je n’avais pas déjà été trop occupée a jubiler intérieurement. Sur mes lèvres s’étira un large sourire quand il me glissa l’idée de le prendre en photo en cet instant, histoire de mémoriser l'instant, histoire d’illustrer les colonnes de son si glorieux journal à cancans. Après tout, que l’un des Alphas fasse la une du journal ne ferait de mal à personne pour une fois, histoire de leur rendre la monnaie de leur pièce. Mais, c’était sans compter sur mon ami le sac sans fond bourré de toute sorte de choses mais ne me permettant jamais de trouver ce que je cherchais quand je le cherchais. Bien entendu, mon portable ne fit pas exception à la règle et je ne parvins pas à le trouver a temps. Car Dylan, conscient de son ridicule s’était déjà relevé. Son visage exprima comme une légère grimace de douleur, ce qui me fit arquer un sourcil mais, finalement ce mauvais rictus disparut quasiment aussitôt de son visage.

    « En même temps, ce n’est pas comme si une photo me serait utile a quoi que ce soit, j’ai beau être une langue de vipère, je n’en suis pas moins une exécrable menteuse. Je ne vois pas pourquoi qui que ce soit refuserait de me croire, après tout, ce n’est pas un secret que tu es ridicule à souhait ! »

    C’est ca, rattrapes toi aux branches Ainsley. Mais, après tout, c'était vrai que je ne mentais pas. Jamais. La plupart des ragots que je faisais circuler sur les gens n’étaient pas des mensonges mais, de simples arrangements de la réalité, histoire de donner un peu plus de piquant aux faits quoi. Je romançais légèrement la réalité pour que le scandale soit plus gros. Rien de plus. Alors, pourquoi lancer un énième ragot changerait quoi que ce soit ? Si j’avais du raconter un mensonge pour mettre Dylan mal à l’aise, je l’aurais fait depuis longtemps et, qui plus est, j’aurais trouvé bien plus dérangeant qu’une ridicule chute sur une marche pourtant bien visible. Chute des plus pathétique mais, pas si humiliante que je l'aurais voulu pour lui dans le fond. Pas de quoi détruire une réputation ou, toute crédibilité. Mais qu’importe…

    Dylan avait déjà plongé son regard dans le miens, regard que je soutins tout en croisant mes bras sur ma poitrine et en penchant légèrement ma tète sur le coté d’un air je m’en foutiste. Cause toujours, tu m’intéresses Dylanounet ! Je le vis alors essayer vainement de sourire pour ressembler d’avantage à un clown d’Halloween qu’à autre chose tant son sourire fut déformé puis, danser sur ses jambes, sa position semblant lui être des plus inconfortables. J’arquais alors un sourcil, me demandant à quoi il jouait mais, sa grimace disparut et, il me répondit d’une voix tout a fait détendu, comme si de rien n’était qu’il ne croyait en rien que je puisse m’inquiéter pour lui. Un sourire cynique se dessina sur mes lèvres tandis qu’il continuait de parler pour m’expliquer que je me faisais des films en pensant qu’il voulait a tout prix m’éviter, je lâchais alors un petit rire sarcastique mais, ne pris pas la peine de répondre. Je savais très bien que j’avais raison sur le dernier point, je n’étais pas aussi stupide qu’il voulait bien le croire. Et puis, de toute façon, il avait déjà tourné les talons, passant à coté de moi pour me contourner et continuer sa route comme si de rien n’était. Je le suivis du coin de l’œil, me tournant légèrement au fur et à mesure qu’il avançait. Ou pour être exacte, au fur et à mesure qu’il se trainait avec difficulté. C’est dingue ce qu’il pouvait avoir l’air ridicule quand il s’y mettait. Qu’est ce qu’il croyait ? Que je n’avais pas vu sa mine déconfite et sa danse a cloche pied d'un pied à l'autre? Je ne doutais pas du fait que l’une de ses jambes devait le faire souffrir mais, je voulais surtout savoir jusqu’où irait sa fierté et s’il comptait faire tout le trajet jusqu’à sa confrérie en se trainant une patte folle, la tète haute, comme si de rien n’était.

    Finalement, il avait moins de fierté que je ne le pensais. Il n’était pas très loin de moi lorsqu’il se décida enfin a s’arrêter pour s’adresser à moi sans pour autant me regarder. Jusque là, je m’étais contentée de le regarder lutter pour avancer, les bras croisés contre ma poitrine, un air blasé ancré sur mon visage mais, je n’avais pas encore souris. Ce que je fis presqu’instantannément lorsqu’il me réclama mon aide. Dire que je me sentais triomphante serait peut être exagéré. Ou pas. Oui, c’était peut être cela. Un triomphe. Dylan qui s’abaissait à me demander mon aide. Que c’était jouissif!! Je ne l’en aurais jamais cru capable. Et, me voila avec un droit de vie ou de mort sur lui. Car après tout, je pouvais tout simplement décider d’aller faire mon devoir sur Beaudelaire et le planter là avec sa jambe foireuse, comme si de rien était et surtout, sans le moindre remord. Ce que je comptais bien faire a vrai dire. Mais, avant toute chose, je me contentais de pousser un profond soupir. Puis, levant les yeux au ciel, je laissais échapper un léger :

    « Hum. Hum. Hum… Dylan Terrance Brightside aurait il besoin de moi ? » Je fis un pas vers lui puis, m’arrêtais aussitôt, reprenant ma phrase avec un ton des plus dédaigneux, cynique et, détaché à la fois. « Tu sais, j’aurais été en joie de t’aider mais… Comme tu l’as si bien dit, ma bonté à des limites. Surtout quand tu es dans les parages. C’est dommage quand même, tu ne trouves pas ? » Je laissais s’échapper un petit rire d’entre mes lèvres puis, ajoutais d’un ton faussement désolé mais, franchement hypocrite. « Et puis, j’ai ce devoir a préparer, je n’ai pas la possibilité de perdre du temps inutilement juste parce que tu n’es pas capable de tenir debout tout seul. Il y a des gens, dans certaines confréries, qui bossent, tu sais. »

    Je commencais alors à m'éloigner, me dirigeant vers l'entrée de la bibliothèque, passant avec aisance cet horriiiiiible obstacle que représentait la minuscule marche qui était à l'origine de tous les malheurs de mon ex petit ami, mes talons raisonnant sur le sol, quand je m'arrétais soudain, me retournant vers Dylan, comme si j'avais soudainement eu un éclair de génie.

    « Au fait, tu disais quoi a propos de l'absence de preuves relatives à ta chute? C'est dingue comme tu fais moins le malin d'un coup Brightside! »
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Dylan T. Brightside

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MessageSujet: Re: Chute assurée, à lhôpital tu vas devoir m'emmener. {PV}   Dim 11 Oct - 21:45



    Vivement que cette journée se termine ! Ce n'était définitivement pas un bon jour pour moi. Avant de sortir de mon lit ce matin, j'aurais peut-être mieux fait de lire ou bien d'écouter à la radio mon horoscope histoire d'avoir un aperçu de tout ce que j'aurais à endurer les prochaines heures. Évidemment, il était impossible à quiconque de prévoir que j'allais tomber sur mon ex petite amie en fin de journée. Non, pour être tout à fait franc, je n'étais pas tombé sur elle mais bel et bien à cause d'elle. Cependant, je préférais me faire arracher un bras plutôt que de lui avouer quoi que ce soit. Hors de question qu'elle s'imagine plus importante qu'elle ne l'était déjà pour moi. N'allez pas croire que je suis une personne hypocrite, incapable d'affirmer une vérité. Je suis même le contraire, je rechigne à mentir même quand c'est pour le bien de la personne concernée. C'est peut-être à cause de ma franchise que Ainsley me déteste ... Elle aurait préféré que nous continuons notre histoire comme si de rien n'était ? C'est ce que j'avais fini par croire. Seulement, elle n'aurait pas été heureuse avec moi. Elle ne le sait pas, ne connait que des bribes de mon histoire ... Si elle avait appris ce qui m'était arrivé quelques années plus tôt, qui j'étais réellement ... C'est elle même qui m'aurait quitté en poussant de grands cris. Alors je suis parti le premier. Faire souffrir au lieu de connaître la souffrance. C'est excessivement égoïste comme comportement, je le conçois parfaitement.

    J'étais très mal à l'aise et ma gêne devait très facilement se percevoir. Si j'avais eu le choix, j'aurais préféré m'étaler comme une véritable loque devant les coéquipiers de football américain plutôt que devant cette blondinette. Avec eux, les vannes auraient fusées, quelques rires gras et sonores se seraient fait entendre mais deux heures plus tard, tout aurait été oublié. Alors qu'avec Ainsley je pouvais être sûr et certain que les ennuis ne faisaient que commencer. Je m'attendais à tout avec elle : au pire comme ... Au pire. Oui, il y a bien longtemps que j'avais rayé la notion de meilleur la concernant. Elle ne souhaitait qu'une chose : Me voir trébucher de mon piédestal d'ALPHA souriant. Grâce à cette minuscule marche, elle tenait sa vengeance. D'ailleurs elle me toisait de toute sa hauteur. J'avais l'impression de n'être qu'un inceste pour elle en ce moment. Une fourmi qui s'est égarée sur sa chaussure et qu'elle va bientôt écraser avec un sourire sardonique. En voyant ce visage dur et glacial alors que je l'avais connu jovial et remplie de malice, je me remémorai nos folles escapades à la patinoire de Vancouver. Nous allions souvent à cet endroit quand les cours ne nous enchantaient guère. Je n'étais pas très doué mais Ainz' m'avait tout de suite mis en confiance. A présent, elle était devenue comme ce lieu pour moi : Froide, hostile et dépourvu d'intérêt. Si jamais l'ancienne Ainsley refaisait surface, il y avait de grandes chances pour que je révise de fond en comble mon jugement. Mais pour le moment je me contentais d'être comme elle : Insensible à nos piques continuelles, toujours sur la défensive et prêt à l'affronter. Ah, elle est belle la jeunesse de nos jours !

    Comme si je n'avais pas l'air assez stupide comme cela, je me mis à lui donner la réplique sans vraiment faire attention à ce que je racontais. Et là, je fis ma deuxième boulette en moins de cinq minutes : Lui dire qu'elle aurait dû prendre une photo de moi pour avoir de quoi agrémenter ses futures rumeurs. Ma parole, mais ma tête en avait pris un coup aussi ! Il fallait que je sois fou pour tendre une perche aussi énorme à Ainsley. C'est comme tendre un bâton et dire : Oui vas-y frappe moi. D'ailleurs c'est lorsque je vis sa main plongée dans son sac, que je pris totalement conscience du danger à venir. Prestement, je me suis remis debout et c'est à ce moment que je compris que ma tête n'était peut-être pas la seule à avoir souffert. Ma cheville semblait avoir triplé de volume et j'ai -vainement ?- tenté de cacher la douleur avec une grimace peu convaincante. Je me doutais bien que mon ancienne petite amie n'était pas dupe mais j'étais beaucoup trop fier pour lui avouer ma souffrance. De plus la voir éclater de rire par rapport à mon état ne m'aurait pas forcément réjoui. J'aurais même été vexé et je serais sans doute devenu très désagréable. Et être grognon lui aurait donné une nouvelle force pour me ridiculiser davantage.

      _ « Je vois que tu arrives à te dépeindre magnifiquement bien. J'ajouterais qu'en plus d'être une exécrable menteuse, tu es la personne la plus énervante que je connaisse. C'est fou mais je croyais que tu étais une fille sensée, adorable et pleine d'humour sans aucune méchanceté. Tu trompes très bien ton monde. »


    Oui, Ainsley trompe les gens qui l'entourent. Parce qu'elle joue à la fille froide, elle pense peut-être pouvoir me faire reculer. Mais je la connais, sûrement pas aussi bien que Ofélia par exemple mais j'ai passé assez de temps avec cette jeune femme pour me faire ma propre opinion d'elle. Et la Ainsley de il y a quelques mois était l'antithèse de celle qui est en ma présence en ce moment. La mechanceté, l'humiliation gratuite, les sarcasmes ... Rien de tout ceci n'était Ainsley. Je ne suis pas complètement idiot, j'ai tout de suite su que ce changement de comportement était à cause de moi. J'ai bousillé un bout de sa vie. Je lui ai dit que tout été éphémère. Après tout n'est-ce pas la vérité ? L'amour n'est qu'un nom stupide donné par les hommes à une envie primaire. Personne n'est éternel alors il faut soit disant profiter de ce que la vie nous offre. Nous sommes tous de passage sur cette terre et c'est pourquoi j'ai décidé de ne pas entrer plus longtemps dans la vie de mon ancienne petite amie. Pour la préserver de l'amour. Il n'y a rien de plus fragile et d'éphémère que l'amour. Je l'ai appris à mes dépends il y a plusieurs années déjà. Un jour, on se prend pour le roi du monde et le lendemain la vie n'est plus qu'une suite d'heures et de jours sans saveur. Elle prend un goût amer et on perd tout jour après jour. J'ai d'abord perdu Lyzabeth puis j'ai abandonné Ainsley à mon tour. Qui suis-je ? Probablement un pion de plus qui se fait manipuler par ses émotions et ses sentiments.

    Bref, tout ceci est pour expliquer que ma chère Ainsley me dévisageait avec des yeux suspicieux. A croire qu'elle avait tout deviné de mon manège concernant ma cheville. Ce qui était pratiquement impossible. N'étais-je pas le maître en dissimulation d'émotions ? Normalement si, mais avec elle ... Elle comprenait mes moindres gestes déjà à l'époque où nous étions ensemble. C'est d'ailleurs ce petit détail qui avait fait de notre complicité un lien unique entre nous deux aux yeux de tous. A première vue, elle avait gardé ce petit bonus. C'est l'une des raisons qui me poussèrent à écourter au plus vite cet entretien. A quoi bon blablater avec une jeune personne qui ne vous porte aucune estime. A rien, nous sommes bien d'accord. Néanmoins, ma cheville me faisait tellement mal que je n'ai pas pu faire autrement que lui demander son aide pour rejoindre ma voiture ... Sans grande conviction, il faut l'avouer. Je soupçonnais Ainsley d'être assez sadique pour vouloir me voir ramper si il le fallait jusqu'à mon véhicule. Et sa réponse me prouva à quel point j'avais raison. Je lui tenais encore le dos quand elle débuta sa tirade mais au beau milieu de l'une de ses phrases, je me suis lentement et difficilement retourné pour lui faire face. Très bien ! Elle voulait me jeter en pleine figure mes quatre vérités et par la même occasion me cracher son venin de manière à ce que je me sente encore plus misérable. J'étais prêt à subir cette affront. Un de plus ou un de moins ... Pour moi cela n'avait plus tellement d'importance et cela ne faisait plus aucune différence. Je n'étais pas à une mesquinerie prête avec Ainz'. J'étais suffisemment blindé pour tout entendre ... A croire que je n'avais pas de coeur et que rien ne pouvait m'atteindre ... Enfin, ça c'est ce que je faisais croire à l'ensemble de mes camarades et étudiants de UBC. Bien entendu, chaque parole prononcée par Ainsley m'atteignait en plus coeur mais il y a quatre ans, je m'étais promis de ne plus me montrer vulnérable ou bien de laisser une minuscule faille de fragilité en moi. Plus facile à dire qu'à faire c'est vrai. Je n'ai émit aucun son durant tout le monologue de Ainsley. Je laissais mon cerveau assimiler ses paroles sans broncher. Finalement, ce fut quand elle partit en direction de la bibliothèque qu'une alarme s'alluma en moi. Purée, mais elle me laissait comme un chien errant sans le moindre remord ! Fronçant les sourcils, j'ai doucement respiré par la bouche avant d'exploser pour de bon. Elle m'avait poussé à bout, à elle d'en assumer les conséquences à présent ...


      _ « Tu m'emmerdes Ainsley ! Et pas qu'un peu pour tout te dire. Je ne te demande pas d'aller décrocher la lune quand même ! Tu me hais et tu aimerais me faire décapiter si la guillotine existait encore juste pour le plaisir d'accrocher ma tête sur un piquet en guise de trophée. C'est bon, j'ai compris le message ! Un profond soupir de découragement s'échappa d'entre mes lèvres. Cette fille finirait par me rendre complètement cinglé. Et elle en serait heureuse je paris. Le pire dans tout ceci est que je comprenais très bien sa position ... Je m'étais conduit comme un goujat avec elle. C'était une erreur, je le conçois aisément mais que voulez-vous ? Personne ne peut revenir en arrière ... Je repris lentement mes esprits pour reprendre la parole plus calmement cette fois-ci. Qu'est ce que tu veux que je te dise Ainz' ? Que je suis désolé ? Que je ne suis qu'un pauvre type ? Tu le sais déjà, pas la peine d'épiloguer dessus. Mais tu veux que je te dise un truc ? Je sais que derrière ce masque de glace, se cache une fille en or. Il est beaucoup plus facile de jouer l'indifférence pour mieux tirer les ficelles et tendre des pièges artifiels. Nouveau soupir de ma part. Mon quotat chance étant au plus bas, elle ne devait pas avoir compris que je lui tendais une mains vers une réconciliation possible ... Si seulement elle pouvait réfléchir posément trente secondes. J'ai vaguement haussé les épaules pour signifier que j'en avait terminé. File travailler ton fameux devoir, il ne faudrait pas que tu rates tes études par ma faute sinon je risquerais d'être lynché publiquement. »


    Et moi, je n'avais plus qu'à attendre qu'un étudiant plein de bonne volonté arrive pour me secourir ...
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Chute assurée, à lhôpital tu vas devoir m'emmener. {PV}
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